Brigitte Valentin   Paroles de chansons

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Le petit jardin

Jacques Dutronc


Brigitte Valentin : Armstrong

Répertoire de Brigitte Valentin pour le spectacle "Revoir Paris"

"Délaissant un cursus généraliste, Jacques Dutronc entame des études de dessin industriel. Mais, passionné de musique, il préfère s'adonner au piano et à la guitare avant de fonder un groupe : 'Les Dritons'. Son parcours de musicien débute aux côtés d'artistes tels qu'Eddy Mitchell, qu'il accompagne un temps à la guitare. Dès lors, il écrit ses premières chansons. Ses talents remarquables lui permettent de devenir assistant du directeur artistique chez Vogue, magazine au sein duquel il rencontre sa future compagne, Françoise Hardy, qu'il épouse en 1981. Une autre rencontre majeure marque sa carrière, celle avec Jacques Lanzmann, journaliste et écrivain, qui devient son fidèle parolier. Ses chansons contestataires et ironiques dont 'Et moi, et moi, et moi' et 'L' Opportuniste', marquent une époque mémorable : la 'dutroncmania' naît. Il se lance alors dans le cinéma et fait ses débuts dans 'Antoine et Sébastien'. Néanmoins son interprétation cinématographique la plus marquante n'est autre que celle de Vincent Van Gogh pour laquelle il reçoit en 1992 le césar du Meilleur acteur. En dilettante, Jacques Dutronc alterne chanson et cinéma, et forge son image de personnalité atypique et réservée. ".

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Paroles :

Jacques Dutronc
Jacques Dutronc

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien.
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin,
Avec deux arbres un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin
Mais un jour, près du jardin,
Passait un homme qui, au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.
Dans le jardin une voix chanta :

"De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
De grâce, de grâce,
Préservez cette grâce.
De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
Ne coupez pas mes fleurs".

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien.
C'était un petit jardin
Avec un rouge-gorge dans son sapin,
Avec un homme qui faisait son jardin,
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin.
Mais un jour, près du jardin,
Passait un homme qui, au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.
Dans le jardin une voix chantait :

"De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
De grâce, de grâce,
Préservez cette grâce.
De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
Ne coupez pas mes fleurs".

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le bassin parisien.
A la place du joli petit jardin,
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin.